Wednesday, March 28, 2012

La Maison IX « Ou le mystère de l’intellect »



La Maison IX est diamétralement opposée à la Maison III autour du thème astral. Comme nous l’avons vu, la troisième Maison représente le premier cri et les conséquences de cette première prise de contact avec la réalité existentielle sur le développement des capacités intellectuelles et de communication dans le monde qui nous entoure.

La Maison IX représente la transposition des potentialités latentes dans l’environnement humain social et géographique. La Maison III représente la « petite école », l’éducation dans l’enfance, et la Maison IX symbolise les études dites « supérieures ». Elle est le lien avec la réalité la plus élevée de notre potentiel cérébral d’Être humain. Elle permet de transposer le savoir acquis pour en faire des idées, des inventions, des trouvailles, des théories avancées, des dogmes ou des lois. La Maison IX est le reflet que nous souhaitons avoir dans la société à partir de nos potentialités latentes et de la façon dont nous les percevons.

Au-delà du développement intellectuel, la pensée individuelle progresse au contact des autres et des informations reçues de l’entourage. De cette perception primordiale découle le développement d’une certaine philosophie de vie, de la morale, de l’éthique et des principes fondamentaux qui permettent aux terriens de vivre « à peu près » en bonne intelligence.

L’aptitude aux études supérieures est révélée par ce secteur, qui donne également d’importantes informations sur les capacités de réussite aux examens, aux concours et dans toutes situations nécessitant des efforts intellectuels et un travail de longue haleine dans le but de s’imposer par le savoir et la maîtrise des connaissances acquises.

Si Dieu a été inventé par l’Homme, comme certains le pensent, c’est dans cette Maison qu’il réside ! En effet, à partir du développement de leur Maison III, nos ancêtres se sont rapidement poser toutes sortes de questions, dont celle-ci : « Comment parvenir à gouverner tout un peuple si ce n’est en créant des lois ? » C’est ainsi qu’ils eurent l’idée d’inventer le dieu de la guerre, le dieu de l’amour, le dieu de l’argent, le dieu des voyageurs, et tant d’autres, qui firent office de « ministres » dans une société ou l’état n’avait pas encore organisé sa hiérarchie par manque de savoir et d’intérêt pour les responsabilités de ce genre. Les dieux furent créés pour plagier à ce manque d’organisation. Plus tard, beaucoup plus tard, d’autres hommes, las de voir les peuples confondre les lois qu’ils avaient tout de même réussi à inventer au fil des siècles, avec les dieux qui entraient trop souvent en conflit avec la volonté des hommes, eurent l’idée de remplacer toutes ces créatures de l’Olympe par une seule. DIEU était né. La Maison IX a contribué à cet avènement. Avoir un seul Dieu devint beaucoup plus facile pour tout le monde ! Je ne vous rappelle pas toutes les guerres menées pour imposer la loi suprême du TOUT PUISSANT à tous les « païens » qui continuaient de chérir leurs divinités devenues indésirables au goût de l’état gouvernant, le Clergé…

La Maison IX est aussi le refuge de nos pensées. Là, elles se transforment en idées, en théories, en thèse, en synthèses et en antithèses. Là, le pire comme le meilleur de l’intellect humain de met en marche pour convaincre le monde que nous existons et que nous avons nos points de vue, que nous sommes indépendants, différents, uniques et incontournables ! Certains s’en tirent mieux que d’autres à ce petit jeu. Il faut que la Maison III « soit forte » pour que la pensée se mettre en route vers la Maison IX et devienne une quête existentielle pleine de promesses. Sinon, rien de transcendant n’en émergera.

La Maison III représente les moyens de communication, outils précieux pour se frayer un chemin ici bas, en comprenant les autres, tout en s’exprimant pour imposer ses propres idées. L’éloignement est souvent une grande source d’enseignement, alors que la sédentarité n’est pas réputée très favorable à l’ouverture d’esprit. C’est dans la Maison IX qu’on trouve les besoins innés d’aller voir ailleurs si l’air est plus pur ou si l’herbe est meilleure. Les grands voyages, du corps ou de l’esprit, sont donc ici représentés.

Le maître de cette Maison et les aspects qui l’impliquent sont révélateurs. Ils créent des liens harmoniques ou dissonants avec d’autres Maisons, donc avec d’autres domaines existentiels. Les planètes situées en Maison IX modifient le fonctionnement de l’esprit en introduisant des motivations issues d’autres secteurs de la vie. Le Maître d’Ascendant en Maison IX, par exemple, augmente le besoin de s’imposer par la pensée et la communication. Il indique un destin marqué par le voyage et le désir de se réaliser loin de son lieu de naissance, parfois hors des frontières du pays. Cette position est également révélatrice d’une soif d’apprendre envisagée pour s’instruire autant que pour partager son savoir avec autrui.

Les mystères de l’intellect sont insondables. Freud, Jung et d’autres ont essayé. Ils ont tous apporté quelque chose, mais aucun n’atteignit la vérité absolue. Pourquoi ? Parce qu’elle n’existe pas. Je pense que chacun a SA vérité et que c’est en cultivant ce jardin individuel que la pensée universelle se développe. Nous sommes, tels des neurones, tous connectés. Que nous le voulions ou non, le battement de l’aile du papillon peut produire un ouragan de l’autre côté de la Terre. Les plus belles idées, les idées de génie, sont souvent captées dans l’astral par des esprits « connectés » qui se les approprient. D’où proviennent-elles ? C’est là tout le mystère de la pensée et de la vie…

Saturday, March 24, 2012

La Maison VIII ou le mystère de l'antimatière

La Maison VIII est opposée à la Maison II autour du thème astral. Si la première Maison représente le moi intime et profond dérivé de la volonté personnelle de l’enfant de sortir du ventre de sa mère pour affronter la vie, ce même moi est aussitôt confronté au premier contact avec la matière. (Voir article Maison II) Ce premier contact est déterminant, car il influence aussitôt le développement du comportement dans tous les domaines dits « concrets » de la vie. Dès que l’on naît, cependant, un jour ou l’autre, on va mourir. Nous sommes des esprits prisonniers de la matière organique pour des raisons confuses que nous cherchons à comprendre, sans toutefois trouver toutes les réponses aux questions qui entourent les mystères de notre existence et, surtout, sa raison d’être. 


 L’écrivain, Henry Miller, pensait « qu’au début, la mort n’existait pas. Ce sont les humains qui l’ont inventée parce qu’ils avaient peur de vivre… » Cette opinion rejoint l’idée que le moment de la naissance est une prise de conscience parfois brutale d’une fatalité incontournable : la mort. Matière et antimatière se côtoient dès notre premier souffle et jusqu’au dernier. Le tiraillement ainsi produit est à l’origine de notre appétit pour les nourritures terrestres, l’argent et les possessions matérielles. Pourtant, quelles que soient les richesses accumulées, les millions sur les comptes en banque, la solidité de nos demeures, un jour, tout doit être abandonné au profit du néant auquel nous serons éventuellement tous confrontés. 


Jacques Brel disait « rien ne nous appartient ici bas, tout nous est prêté ». Vivre avec cet état d’esprit permet de relativiser les hauts et les bas, sans perdre la tête lorsque les réalités matérielles nous dépassent. La crise économique mondiale est un excellent exemple qui nous rappelle que personne n’est à l‘abri des aléas… 


 La Maison VIII renferme le mystère de l’incarnation, car elle représente le mystère de la désincarnation. Pour transcender ou dominer sa peur de l’échéance fatale, l’être humain a « inventé » l’amour, ou plutôt, l’acte sexuel, qui permet d’engendrer la vie. Ainsi, il se projette dans sa progéniture, dont il espère qu’elle lui ressemblera et qu’elle perpétuera le culte de la famille et surtout, de la vie. La Maison VIII est associée au signe du Scorpion, huitième signe du zodiaque. Elle est le domaine de Pluton, dieu de la mort et gardien des enfers. Elle représente notre libido, nos pulsions morbides. Elle est le siège de notre intérêt pour tout ce qui est sombre, occulte et glauque. Elle renferme des informations sur la façon de gérer les peurs en cherchant des réponses qui permettent de continuer à vivre sans se demander systématiquement à quoi ça sert. 


 La Maison VIII représente les sciences parallèles et tout ce qui nous aide à comprendre par la recherche et l’investigation. Que ce soit dans un laboratoire, dans un commissariat de police, dans une église ou auprès d’un voyant extralucide, notre motivation suprême est de démasquer le vrai visage de la vie pour donner un sens à la mort… 


 Le signe dans lequel cette Maison est placée, ainsi que les astres qu’on y trouve éventuellement, sans oublier la position de sa planète maîtresse, en signe, en Maison et en aspect avec d’autres éléments du thème astral, sont autant d’indices pour comprendre comment l’être humain fonctionne, dans ce tiraillement incessant, ce phénomène d’attraction/répulsion d’où émerge l’énergie de vie telle que nous la connaissons sur Terre. 


L’astrologie, science « occulte » ou plutôt « occultée » depuis des siècles par l’église, puis par la « science », trouve sa place dans cette Maison, qui renferme toutes sortes d’informations utiles sur la nature intime de l’être humain. Les éléments placés dans ce secteur d’un thème astral augmentent l’importance et la profondeur du questionnement et produisent un intérêt plus marqué pour tout ce qui permet de mieux comprendre le pourquoi du comment de la grande aventure existentielle. 


Les liens entre cette Maison astrologique et le reste du thème fournissent d’importantes informations sur la façon d’exploiter nos incertitudes lorsqu’elles sont compensées par le savoir concret ou les croyances plus ou moins vérifiées et parfois fanatisées pouvant pousser aux plus belles découvertes, comme aux pires extrêmes. Ainsi, faire la lumière sur nos zones d’ombre ouvre de nouvelles portes sur une existence moins motivée par la peur de la mort que par la vie elle-même. Précédant le Maison IX, dans laquelle l’esprit transcende la matière, la Maison VIII nous incite au voyage intérieur, dans ces zones interdites où l’âme cherche à fuir une réalité matérielle dont elle n’a que faire.

Thursday, March 22, 2012

La Maison VII ou la rencontre avec son autre "moi"


La Maison VII est opposée à l’Ascendant (ou Maison I) autour du thème astral. Si la première Maison représente le moi intime et profond dérivé de la volonté personnelle de l’enfant de sortir du ventre de sa mère pour affronter la vie, ce même moi est rapidement confronté à son entourage de différentes manières (voir Maison II à VI) jusqu’au moment où il rencontre concrètement « l’autre » puis « les autres ».

La Maison VII est le reflet de la Maison I, sa polarité. C’est pourquoi elle fournit des informations très utiles sur la façon dont « on se voit dans la glace » et dont ont transfert cette image dans les relations humaines. En d’autres termes, une personne Ascendant Bélier se voit comme une Balance, ce qui explique qu’elle n’est souvent pas consciente des caractéristiques du Bélier dont elle est pourtant profondément investie. La même règle s’applique à tous les autres signes du zodiaque.

Ce reflet dans la glace peut être également perçu comme un « rêve », l’Ascendant Bélier souhaitant plus ou moins ouvertement ressembler à une Balance, tendant alors à se comporter afin de donner cette image dans ses relations intimes. En fait, loin d’être si agressif et impulsif qu’il en a la réputation, l’Ascendant Bélier s’évertue plus souvent à préserver l’équilibre et l’harmonie dans les rapports humains que l’Ascendant Balance, qui s’exprimera dans l’esprit du Bélier.

Ceci pour vous expliquer qu’il ne faut jamais préjuger du tempérament par l’analyse de l’Ascendant. Il semble que ce signe représente effectivement la « vraie personnalité », mais sans qu’elle soit nécessairement dominante dans les relations humaines.

On ne se voit jamais dans un miroir tel qu’on est vraiment. Morphologiquement, tous les traits sont inversés. Lorsque je suivais mes études à l’école d’Art, Rue Madame à Paris, on nous apprenait à voir les défauts de symétrie des travaux réalisés, en examinant leur reflet dans une glace. Plus tard, lorsque je me suis intéressé à la graphologie, j’ai eu l’idée d’observer les textes que j’analysais d’après leur reflet dans un miroir. Je fus surpris de constater que certains mots vus à l’envers étaient écrits très différemment des autres, bien qu’ils ne se remarquent pas dans le texte à l’endroit. J’ai ainsi mis une technique au point, car en alignant ces mots et en les réorganisant si nécessaire, j’obtenais des phrases clés qui dépeignaient très bien les principaux traits ou problèmes de la personne concernée. Ces mots clés déclenchaient des réactions émotionnelles subtiles et probablement inconscientes, qui changeaient sensiblement la façon de les écrire…

La Maison VII, vue sous cet angle, fourmille d’indices au sujet de cet autre moi qui sommeille au fond de chacun d’entre nous. La position de son ou ses maître(s) et les aspects relevés avec d’autres astres et leurs liens avec d’autres Maisons du thème, permettent de comprendre comment le natif se comporte avec ses proches et surtout « pourquoi ».

Le maître de Maison VII dans la Maison I indique que le natif utilise le relationnel par besoin d’identification personnelle.

En Maison II, les rapports avec autrui sont soit altruistes, soit égoïstes, selon les aspects impliquant le maître de Maison VII ici.

En Maison III, on note une grande recherche de fraternité et de communication. L’autre peut devenir un moteur ou un carburant intellectuel.

En Maison IV, le besoin de l’autre est essentiellement lié au concept de la famille. Le natif se comporte avec l’autre pour satisfaire un fort besoin d’identification au milieu d’origine.

En Maison V, l’approche du relationnel est basée sur l’amour, la créativité, l’art ou les enfants. Le natif s’affirme ou se réalise sentimentalement dans son relationnel.

En Maison VI, le travail, le sens des responsabilités et la santé sont les éléments catalyseurs. Si l’autre n’a « pas besoin » du natif d’une façon prédominante, la relation perd tout son intérêt.

En Maison VII, le choix de l’autre dans le relationnel s’effectue essentiellement à travers le besoin de s’identifier à l’image du moi renvoyer par le miroir de la vie.

En Maison VIII, l’autre devient un moyen d’exprimer la sexualité, de transcender l’acte physique ou de connaître l’autre côté de la vie (par le décès prématuré du conjoint, par exemple).

En Maison IX, le natif transfert dans le relationnel ce qu’il recherche sur le plan philosophique ou spirituel, ainsi que son intérêt pour les cultures et pays étrangers.

En Maison X, la relation est perçue sous l’angle de l’ambition sociale et du statut dont rêve le natif, mais qu’il n’atteindra pas nécessairement (selon les aspects impliquant le maître de Maison VII dans son thème).

En Maison XI, le natif s’affirme sur le plan social, d’un point de vue humain et géographique.

En Maison XII, la relation a parfois besoin d’être vécue dans le secret (adultère) mais également comme un moyen d’introspection, d’auto-analyse ou d’évolution karmique.

Ces quelques notions succinctes ne sont évidemment qu’une ébauche rapide du rôle de la Maison VII selon la position de son maître. Les aspects qui l’impliquent fournissent d’autres indices précieux. Le miroir de l’âme donne naissance à toutes sortes de réflexions plus ou moins métaphysiques. « D’où viens-je ? Où vais-je ?» sont les deux grandes questions. La réponse est dans la Maison VIII, qui fera l’objet de l’article suivant à paraître prochainement sur ce site.

Friday, March 9, 2012

Les Maisons V et VI en astrologie


La Maison V
ou le mystère de la création...
© Roland LEGRAND – mars 2012

Dans l'ordre des Maisons, à partir de l'ascendant, la cinquième est encore "sous l'horizon" du thème. C'est à dire qu'elle est placée dans sa zone nocturne,  étroitement liée au Moi tel que le natif le perçoit, le conçoit et le façonne au fur et à mesure de son développement. La vie étant constituée d'une suite de manifestations plus ou moins agréables, la suite des six premières Maisons d'un thème est significative de l'enchevêtrement complexe des forces vitales qui permet l'évolution intime de l'être et, par extension, son épanouissement dans le monde qui l'entoure.

La Maison V ne fait pas suite à la IV par hasard. Cette loi arithmétique engendre des valeurs symboliques qui se complètent. La Maison IV représente la famille, les racines, l'hérédité, la mère, le patrimoine, etc. Ces notions permettent à l'individu de se développer dans un milieu "ami", dans un nid plus ou moins douillet et protecteur. Là, il va pouvoir mettre à l'épreuve ses tendances latentes et autres potentiels représentés par les premières Maisons de son thème.

Après s'être "battu" pour naître (Ascendant) le voilà au contact d'un nouveau monde, d'une nouvelle atmosphère (Maison II). C'est à ce premier contact avec la matière qu'il réagit par des cris, des pleurs (Maison III). A partir de ce moment, si le corps médical considère qu'il est "normal", aucune complication n'étant plus à craindre, on le présente à sa maman (Maison IV). Sa réaction sera d'autant plus forte et plaisante que tout s'est bien passé et que sa maman le désirait. Il entre alors dans la Maison V, recevant tout l'amour dont il a besoin en réagissant de façon chaleureuse, s'endormant en toute confiance sur le sein de celle qui l'a porté et attendu pendant de longs mois.

Plus tard, le développement des rapports avec son entourage poussera l'enfant à se poser des questions sur son existence même. Il se demandera d'où il vient et comment il a été créé, passant par le ventre de sa maman avant de se retrouver dans son lit, dans sa chambre, dans sa maison, dans sa ville, dans son pays et, pour finir, sur cette planète. Ayant été créé "de toutes pièces" par ses parents, il ressent le besoin de les imiter pour s'identifier à la toute puissante intelligence de l'être humain. C'est alors qu'il commence à dessiner, à construire, à inventer des jeux ou des histoires et à s'initier au plaisir de l'approbation émanant de son entourage absolument "ébahi" devant ses "œuvres d'art"...

Les facultés de créations sont directement dérivées des facteurs représentés par les quatre Maisons précédentes. En effet, on crée toujours selon soi (Maison I), selon ses affinités avec la matière (Maison II), selon son intelligence et sa réceptivité (maison III) et selon la qualité du milieu familial dans lequel on évolue (Maison IV). En astrologie donc, cette Maison V montre comment l'enfant, puis l'adulte, s'y prend pour perpétrer le principe fondamental essentiel à la survie et l'évolution de la race des terriens. Pour y parvenir, de multiples moyens sont mis en œuvre depuis la nuit des temps. Des dessins gravés maladroitement dans la pierre en passant par les peintures retrouvés sur les murs de certaines grottes, jusqu’aux chefs-d’œuvre que nous admirons dans les musées et galeries d’art, il existe une infinité de supports à la création.

L'ART, ce mot qui devrait rimer avec AMOUR est bien le plus beau médium pour l'expression "platonique" de ce sentiment noble. La Maison V représente donc l'amour et la façon dont le natif le conçoit et le partage. Le manque d'amour conduit souvent à la recherche de compensations telles que la nourriture, les plaisirs de la chair ou le jeu. Ne dit-on pas "malheureux au jeu, heureux en amour"?... La Maison V représente effectivement le facteur chance et l'attrait du natif pour les jeux de hasard ainsi que pour tous les autres plaisirs terrestres.

L'essence même du mot "création" provient donc du mystère de la naissance, l'être ayant été créé  peut lui-même créé à son tour. Ainsi, la Maison V représente les capacités de procréation du natif et la façon dont il envisage les rapports avec ses enfants ou avec les enfants en général. Elle donne, enfin, des indications sur l'enfance du natif et ce qu'il en résulte à l'âge adulte.

Toute position planétaire dans ce secteur du thème amplifie ou réduit la créativité d’une façon plus ou moins flagrante.

Le Soleil est le maître « naturel » de la Maison V, associée au cinquième signe, le Lion. Sa présence ici augmente la créativité et tout ce qui donne à la vie l’éclat et l’intérêt pour tout ce qui est beau et lumineux.

La Lune, fait intervenir l’émotionnel en accentuant la créativité et le besoin d’amour, qui s’exprime souvent vis-à-vis de la famille ou des enfants.

Mercure produit une intensification du besoin de communiquer en s’exprimant de façon créative et en s’appuyant sur l’affectif pour étayer le raisonnement intellectuel.

Vénus intensifie les capacités de création et l’amour de l’art, autant que l’attrait pour tout ce qui déclenche des réactions affectives fortes.

Mars rend très intense dans ce secteur du thème. La compétitivité devient l’outil de la réussite et produit des moments très forts, au cours desquels la passion l’emporte sur le raisonnement rationnel.

Jupiter augmente le facteur chance et la disponibilité aux autres, par besoin d’amour et d’approbation, autant que de reconnaissance matérielle.

Saturne peut freiner les capacités de création ou de procréation, mais il confère de la stabilité aux sentiments et de constance dans les efforts pour d’imposer par le travail et la ténacité.

Uranus augmente l’originalité créative, tout en produisant des changements soudains dans la vie sentimentale, découlant souvent d’une recherche constante des stimuli les plus variés.

Neptune donne à l’inspiration tout l’intérêt que lui porte les plus grands artistes, qui s’appuient sur le ressenti pour transmettre les messages subliminaux reçus de l’astral qui les entoure. Le lien avec le divin est à l’origine des plus belles œuvres et des plus beaux desseins.

Quant à Pluton, il introduit dans ce secteur astrologique, l’élément destructeur et régénérateur dont l’artiste se serte alors pour briser sa sculpture, déchirer sa partition ou brûler ses toiles. Parfois, cet astre indique des souffrances affectives profondes, dont la plus terrible serait la perte d’un enfant…

Après avoir découvert ses qualités intimes et ses talents innés, l’être doit se prendre en charge en s’appuyant sur la Maison V pour réussir dans la vie. Le travail et les efforts fournis comptent pour une très large part dans le succès que l’on convoite tous plus ou moins. Comme disait un grand artiste (Louis Jouvet, je crois) « la réussite, c’est 10% de création et 90% de transpiration ». L’analyse de la Maison VI va nous éclairer sur ce point, comme vous pourrez le lire ci-après.


La Maison VI
« Le travail, c’est la santé »
Par Roland LEGRAND


Il semble logique d'associer le travail et la santé. En effet, lorsque la santé défaille cela entraîne généralement un arrêt de travail. Inversement, lorsque la vie professionnelle pose des problèmes, des répercussions sur la santé sont souvent constatées.

La Maison VI est le dernier secteur placé sous l'horizon du thème natal, dans la partie nocturne, qui représente l'être dans son intimité, avec ses qualités, ses défauts, ses talents et autres traits déterminants, qui lui permettent de s'identifier à son environnement, à sa famille et à ses proches.

Faisant suite à la Maison V, la sixième maison représente le facteur essentiel permettant à une création de voir le jour : le travail. En effet, cette maison correspond au labeur et aux contraintes que l'on s'impose pour réussir dans la vie en fonction des besoins et des nécessités dérivées des cinq premières maisons du thème, telles qu'elles ont été décrites dans les articles précédents.

L’Ascendant représente le moment de la naissance et, par extension, le moi intime et profond. La Maison II représente le premier contact physique avec la vie à l’extérieur du ventre de la maman et, par extension, les rapports avec la matière en général. La Maison III représente le premier cri, réaction au premier contact avec la matière de la vie et, par extension, la façon d’aborder les rapports humains, la communication et les capacités mentales. La Maison IV représente le premier contact avec la maman, qui détermine ensuite l’évolution de la vie par rapport au concept « famille-foyer-résidence ». La Maison V représente la première réaction affective à ce premier contact avec la maman, hors de son ventre, qui détermine l’évolution de la vie sentimentale et de la créativité. La Maison VI représente aussi la première tétée, et surtout la première vraie réaction intestinale hors du ventre de la maman. L’effort du nouveau-né pour prendre son premier repas est sa première vraie responsabilité pour assumer la survie de son petit corps en quête de croissance aussi bonne que possible.

Toute la vie ensuite, le sens des responsabilités et la capacité au travail autant que l’état de santé général, sont dérivés des sentiments (Maison V), de la famille (Maison IV), de l'éducation (Maison III), des besoins matériels (Maison II) et des besoins personnels (Ascendant). Lorsque l'un ou l'autre de ces domaines est perturbé, la Maison VI en subit les conséquences. Cela s'exprime par des fluctuations du sens des responsabilités, de la capacité au travail et par des défaillances physiologiques diverses.

Par contre, lorsque la vie sentimentale est comblée ou que la créativité est dominante, l'individu est capable de se mettre au travail de toutes ses forces et de façon durable pour accomplir son "œuvre". Il en va de même quand le désir de réussir sur le plan familial est dominant et quand il faut s'imposer par ses connaissances ou assumer les réalités matérielles, en travaillant dur pour s’imposer honorablement. Enfin, lorsque l’on décide d’être tel que l'on est, plutôt que tel que les autres nous perçoivent, l’effort ou le travail personnel est incontournable.

Tout dépend cependant de la motivation. C'est elle qui détermine l'intensité, l'énergie et les efforts fournis pour obtenir satisfaction. Souvent, hélas, la seule motivation qui « marche » est la contrainte. On s'invente alors des raisons de suivre telle ou telle voie, selon des critères de sélection imposés par les besoins personnels, qui dépendent des besoins matériels, des capacités intellectuelles, des responsabilités familiales et de la créativité. Travailler devient une nécessité absolue. Elle motive le choix d'une profession souvent en désaccord avec les potentialités et aptitudes latentes. « Mais il faut bien travailler, entend-on dire, alors, faire ce métier plutôt qu'un autre, peu importe ! Il faut gagner sa vie. »

La maladie a été « inventée » pour extérioriser des frustrations mal gérées, par ignorance ou par faiblesse. Prisonnier d'un système qui repose sur l'éphémère et l'inutile, malheureux ceux qui ont abandonné leurs atouts les plus intimes au profit d'une société dite de consommation sans grand intérêt. Les déséquilibres sociaux, raciaux, religieux et autres, découlent de ce mal-être qui engendre insidieusement l’insécurité dans les esprits. Dans nos société, il faut travailler, "assurer", assumer, faire fructifier, et surtout se protéger de toutes sortes de dangers plus ou moins imaginaires et allègrement colportés par les médias...

Dès le plus jeune âge la santé est à l'origine d'une attention toute particulière de l'entourage. Plus le cas est grave, plus l'attention est grande et soutenue. Il ne faudrait jamais être malade, mais on l'est souvent pour appeler au secours, pour exprimer quelque chose qu'on est incapable de dire avec des mots. Avant d'assumer des responsabilités envers les autres on devrait apprendre à assumer des responsabilités envers soi-même. C'est à dire prendre conscience de son identité (ascendant) de ses besoins matériels (Maison II), de son intelligence (Maison III), de son hérédité (Maison IV) et de ses goûts affectifs ou artistiques (Maison V). A partir de ce moment, la Maison VI développerait son potentiel de façon beaucoup plus positive et constructive. On ne parlerait plus de "travail" péjorativement. On ne parlerait plus des questions de santé en craignant pour la sienne.

Certains peuples dits "primitifs" vivent en harmonie avec ces cinq principes fondamentaux (personnalité, biens, intellect, famille, créativité). Ils ne souffrent d'aucunes maladies. La simplicité de leur vie n'est pas synonyme d'idiotie mais plutôt de sagesse. L'humain « civilisé » est rarement sage, il est plutôt orgueilleux, vaniteux, conquérant et autoritaire. Ce manque de simplicité est à l’origine de tous les maux, de toutes les maladies et de toutes les guerres...

Dans un thème natal, la Maison VI renseigne sur les tendances latentes prédisposant l'individu à assumer consciencieusement ses responsabilités dans la vie. Par rapport aux autres (travail) et par rapport à lui même (santé). Toute planète située en Maison VI représente une énergie exploitable, qui augmente l’importance de ce secteur dans la vie de la personne concernée. La position du maître de cette Maison et les aspects qui l’impliquent, sont autant d’indices qui permettent de déterminer le chemin vers la réussite, en évitant les écueils, ainsi que les erreurs de jugement et de choix professionnel.

La vie est un engrenage dans lequel on se sent parfois prisonnier. Il faut apprendre à maîtriser ses rouages pour en contrôler les mouvements. A partir de la Maison I et jusqu'à la Maison VI, s'inscrivent les bases profondes de la destinée. De ces six premières Maisons découlent les six autres qui représentent l'individu "transposé" dans la société. C'est sur elles que repose le destin tout entier... Le prochain article traitera de la Maison VII, première des six Maisons dites « diurnes ».